Zayed, Le Leader et Fondateur
SA VIE  EN QUELQUES FLASHS  

Avec son accession aux leviers du commandement  A Abu Dhabi le 6 aout 1966, commencent des années laborieuses riches  en réalisations pour un développement global  de  l’Emirat d’Abu Dhabi dans tous les domaines.
Pour y arriver les rentes pétrolières ont été sciemment et savamment exploitées pour élaborer et lancer  de  grands projets  visant à développer le secteur des services et les infrastructures multiples du pays. Conformément à sa devise : « l’argent est sans valeur, s’il n’est pas au service du peuple ». Ce faisant, Il a déclenché un processus irrésistible  d’une modernisation aussi générale qu’harmonieuse de la société.

Ainsi, peu d’années après son accession au  poste de Gouverneur,  l’Emirat d’Abu Dhabi a connu une mutation fondamentale dans un temps record : des centaines de projets de construction d’habitations, d’hôpitaux et de cliniques, d’écoles et d’universités, de routes, de ponts, de centrales électriques, de transports et de communications, de ports et d’aéroports ont vu le jour. Bref, Un Etat moderne avec tous les services nécessaires est né au milieu des dunes de sable.

Le volume des investissements dans l’Emirat entre 1968 et 2002 a dépassé la somme de 162 milliards de dirhams sur 195 milliards de dirhams, montant total alloué au développement pendant la période indiquée, ce qui démontre un engagement rarement égalé de l’emploi des ressources du pays et de ses richesses pétrolières au service de la patrie et de son progrès et au service des citoyens et  de leur épanouissement.

Dans ce défi difficile pour accéder à la modernité, le défunt Cheikh Zayed  veillait personnellement au bonheur de son peuple et à sa concrétisation sur le terrain en allant par monts et par vaux à travers le pays afin de s’assurer de la progression et de l’avancée des travaux.

C’est ainsi que durant son règne d’immenses réalisations et  de gigantesques mutations fondamentales  dans tous les domaines industriel, agricole, social, culturel, éducatif et sanitaire,  ont pu être accomplies dans un temps record. Désormais Le pays dispose  d’une plateforme et d’une infrastructure solide et moderne.  
 

 
LA CONSTRUCTION DE LA FEDERATION
 
La générosité de Cheikh Zayed ne s’est pas limitée à l’Emirat d’Abu Dhabi pour se répandre sur d’autres Emirats. Il n’a cessé depuis son accession au pouvoir d’œuvrer pour unir et fédérer ces derniers sous la même bannière. Il affirmait que « l’union était la voie pour la force, la dignité et le bien de tous et que la division signifiait la faiblesse dans un monde où les entités fragiles n’ont pas de place. C’est la leçon que nous donne l’Histoire ».  

Sa sincère démarche unitaire a eu une grande résonance auprès des Gouverneurs des autres Emirats. Elle s’est concrétisée  en premier lieu par la tenue le 18 février 1968 d’une réunion entre le Cheikh Zayed et le Cheikh Rached Ben Said Al Maktoum, gouverneur de Dubaï, consécutivement à la déclaration du gouvernement britannique de retirer ses troupes des émirats  de la Trêve dans le Golfe avant 1971.  
 
Les deux souverains s’y sont mis d’accord pour établir une union regroupant les deux émirats d’Abu Dhabi et de Dubaï. Cette Union aura la charge des Affaires étrangères et celle de la Défense et de la Sécurité intérieure.
 
Parallèlement, ils ont lancé un appel aux  gouverneurs des autres émirats pour se concerter et discuter lors d’une réunion à Dubaï sur la possibilité de créer une fédération entre neuf émirats  à savoir  Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ras al-Khaimah, Ajman, Umm al-Qaïwain, Fujairah, ainsi que le Qatar et Bahreïn.

 
Cette réunion a lieu à Dubaï du 25 au 27 février 1968. Il en a découlé  un accord pour donner naissance à l’Etat des Emirats Arabes Unis. Depuis cette date les rencontres et les concertations entre les souverains se sont multipliées (octobre 1969 et juillet 1971) jusqu’à la déclaration solennelle de la Fédération  le 2 décembre 1971.   

 
 
LA DECLARATION DE LA FEDERATION
 
Le 2 décembre 1971 l’Histoire a vu naitre un Etat moderne qui deviendra le 18ème  Etat membre de la Ligue Arabe le 6 décembre de la même année et le 132ème Etat membre de l’ONU. Les 6 émirats qui composaient la Fédération,  au départ,  sont devenus sept par l’adhésion à celle-ci de Ras al-Khaimah, un an plus tard le 7 février 1972.

Dès le premier jour  le défunt Cheikh Zayed a mis tous les  moyens matériels, administratifs et techniques dont disposait le gouvernement de l’émirat d’Abu Dhabi à la disposition de l’Etat fédéral disant à ce propos : « La Fédération est mon vœu et  mon objectif suprême que j’offre au peuple émirati ».

En fixant la finalité de la Fédération il a précisé : « Nous nous sommes rendu compte dès le début que la Fédération était la voie de notre progrès et de notre force et le seul instrument possible pour rendre heureux, dans la dignité et la prospérité, nos ressortissants et les générations futures ».

« Nous avons compris également, ajoute-t-il,  que de tels objectifs ne peuvent être réalisés que dans le cadre d’un Etat fédéral solide enraciné dans le passé, vit le présent avec tous ses acquis et ses perspectives et s’oriente vers un avenir radieux dans le  cortège de la civilisation humaine en marche, un Etat fédéral qui emprunte la voie de l’Islam comme base pour sa politique intérieure et extérieure  au service du bien-être de tous».

Ainsi dès les premières heures de la déclaration de la Fédération, la roue du travail dans une des plus grandes opérations de développement dans la région s’est mise en marche. Partant de sa conviction que les richesses du pays doivent être exploitées rationnellement au service de la patrie et des citoyens, il a déclaré : « Nous avons consacré tout ce que nous possédons comme richesse  et pétrole afin d’améliorer le niveau de vie de chaque citoyen de l’Etat des Emirats Arabes Unis. Car nous sommes résolument convaincus que ce peuple  a pleinement  le droit de profiter de sa richesse, qui est un don de Dieu, pour compenser les années passées de frustration et de privation et entrer de plain pied dans le concert des nations modernes ».  

Ces paroles et ces vœux se sont traduits rapidement dans les faits pour devenir réalité.  En quelques années, l’Etat des Emirats Arabes Unis est devenu  une puissance régionale en faisant jaillir des sables un pays   prospère dont les citoyens jouissent de tous les agréments et les commodités d’une vie confortable.

Le visage du pays est complètement transformé. La mutation est telle qu’elle dépasse toute imagination. Les rêves d’hier sont devenus une existence réelle dans la vie de tous les jours du citoyen émirati.
Ebloui par cette métamorphose totale, Cheikh Zayed dit : «les réalisations dépassent tous nos espoirs, nous n’espérions pas autant dans peu de temps ».

Cette réussite éclatante explique pour beaucoup le grand attachement des Emiratis à leur Président et la place particulière et distinguée  qu’il occupe dans leur cœur. Ils sont fiers d’appartenir à ce pays  dirigé par un leadership clairvoyant et  très proche d’eux. Par sa modestie,  Cheikh Zayed ne s’est jamais attribué les mérites de ce succès. Loin s’en faut, il   tenait toujours à  y associer ses frères, gouverneurs des autres émirats.    
 

 
LA CONSULTATION COMME METHODE DE GOUVERNANCE

Cheikh Zayed Ben Sultan Al Nayan croyait fermement aux vertus de la consultation comme méthode de gouvernance. Pour lui, associer les autres dans la prise de décisions est un principe sacré prescrit par Dieu lui-même dans le texte coranique et partant, celui qui ne se conforme pas aux recommandations divines est voué à l’échec.
 
Son Altesse explicite son crédo en quelques mots : « Ma philosophie dans la vie réside dans ma croyance que toute chose dépend de la volonté de Dieu Tout-Puissant, et que l’être humain doit agir sérieusement et assidument en puisant son inspiration dans sa foi en Dieu. L’homme qui réussit doit lui exprimer sa gratitude, et s’il échoue, il doit se corriger avec le soutien infaillible de son Créateur. Grâce à Dieu qui lui procure force et quiétude, le croyant est toujours fort et paisible,  c’est là que réside l’extrême  bonheur ! »   
   
Homme d’Etat de premier plan, Cheikh Zayed a toujours tenu à consolider la consultation dans l’exercice de ses fonctions à la tête de l’Etat des Emirats Arabes Unis. Par ses fréquents contacts directs avec le peuple émirati et ses déplacements permanents à travers le pays, il exerçait une sorte de démocratie de proximité. Il sentait le pouls de son peuple, ses besoins, ses aspirations et s’attelait constamment à lui donner satisfaction. Il s’agit d’une symbiose sincère et indéfectible  entre le dirigeant et le peuple émirati.  Sa devise est : « Notre porte est ouverte et elle le restera toujours ».

Cette devise découle de sa conviction que le dirigeant quel qu’il soit n’est là que pour servir son peuple et tâcher de lui procurer tous les moyens d’une vie décente et digne. Pour y parvenir, le dirigeant a besoin de vivre en osmose avec son peuple pour pouvoir ressentir et comprendre ses problèmes et ses soucis. Faute de quoi il lui est impossible d’y arriver. Il disait : « Le dirigeant doit être dans toutes conditions constamment disponible pour rencontrer son peuple sans barrières ».

Dans cet esprit de confiance totale dans son peuple et dans ses capacités à s’assumer pleinement, il a ouvert devant ses citoyens toutes les possibilités pour accéder à des postes de responsabilité à l’échelle nationale.

Notre but, dit-il,  étant la justice, le droit et le soutien du faible face au plus fort, nous n’avons aucune crainte de la participation réelle des citoyens dans la responsabilité du gouvernement du pays conformément aux principes de l’Islam incitant à une vraie démocratie  et à une véritable justice.   

Par ses actes comme par ses paroles, le chef de l’Etat, Cheikh Zayed, a été un modèle et un exemple à suivre pour les responsables dans tous les rouages de l’Etat. Il disait : « Je tiens à ce que les responsables me voient sur le terrain à tout moment et à tout lieu sans annonce préalable pour qu’ils en fassent de même et assument avec compétence et rigueur leur rôle dans la réalisation des projets étatiques ».  

 
 
LA FORMATION DE L’HOMME

Parallèlement à son souci de construire un Etat moderne ayant son rang dans le peloton des nations civilisées, le fondateur de l’Etat des Emirats Arabes Unis était préoccupé de façonner et de forger un bon citoyen pleinement épanoui en partant de sa conviction inébranlable que l’homme est  à la fois l’instrument et  la finalité de toute prospérité et  de tout progrès. Il répétait souvent cette parole : « Nous  avons été convaincus dès le début du fait que l’homme est le fondement de toute action civilisatrice et l’axe de tout progrès dans le sens propre du terme ».  

D’où le souci de l’Etat de bâtir une infrastructure solide, complète et intégrée : écoles,  instituts, universités, centres culturels et professionnels, hôpitaux… Bref, toutes les installations et toutes  les  structures dans tous les secteurs sont dédiées à l’accomplissement de cette noble mission : doter les citoyens par tous  les moyens appropriés et créer toutes les conditions adéquates afin qu’ils puissent s’épanouir individuellement et remplir leurs devoirs et leurs tâches efficacement au service de leur patrie, de leurs compatriotes, de nos frères voisins et de  tous les hommes autour de nous.

Explicitant celle-ci, Cheikh Zayed la résume dans cette maxime : « la vraie fortune ne réside pas dans l’argent mais dans l’homme. C’est la seule vraie force  qui compte  à nos yeux et le seul investissement  auquel nous croyons durement et sûrement ».

Car, ajoute-il, «pour nous l’homme est à la base de toute civilisation et l’axe de tout progrès. Dès lors s’en occuper devient une nécessité primordiale. Quels que soient les installations, les  écoles et les hôpitaux etc., ils restent néanmoins des réalisations matérielles sans âme. L’unique âme qui  les anime demeure l’homme, le seul capable par son intelligence et sa conscience à les utiliser sciemment pour atteindre les objectifs qu’il s’est assignés.

 
La valeur du progrès et de la modernité  ne se mesure pas à l’aune des bâtiments en fer et en béton mais à celle de la construction de l’homme et de tout ce qui peut le rendre heureux et digne dans la vie de tous les jours.

Il était comblé de voir par ses propres yeux la moisson de ses efforts se concrétiser à travers l’émergence d’une nouvelle génération hautement qualifiée et pleine de dynamisme et de bonne volonté pour prendre sa part de responsabilité dans tous les domaines et dans tous les rouages de l’Etat.

Le Défunt disait  à ce propos : Les meilleurs fruits que nous avons récoltés dans cette patrie sont ceux relatifs à la construction de l’homme qui est notre priorité absolue. L’homme est à la fois le but et le moyen. Toute notre stratégie et toute notre politique sont axées autour de l’homme qui en est l’alpha et l’oméga.
 
 Cette place particulière de l’homme dans les visées gouvernementales se trouve inscrite clairement dans les textes fondamentaux de l’Etat.  Aussi la constitution  affirme-elle, comme l’a rappelé Cheikh Zayed le 13 février 1972, les principes  de l’égalité et de la justice sociale dans la société.

Elle garantit à tous les citoyens la sécurité et l’égalité des chances dans la solidarité et la fraternité. Elle fait de la famille le fondement et le pilier fondamental de la société et protège la mère et l’enfance. Elle garantit à tous le droit à l’éducation et à l’enseignement ainsi que la gratuité de celui-ci, comme elle leur garantit la protection sanitaire durant toute leur vie. Par ailleurs elle garantit la propriété privée et son inviolabilité ainsi que le droit de chacun à un emploi et un travail.

 Donc l’homme constitue les tenants et les aboutissants du développement du pays afin de faire surgir une génération pleinement apte et  pleinement capable à assumer sa responsabilité dans le présent et continuer sur la voie qui lui a été tracée  par les pionniers afin de construire un avenir radieux.  

 
 
ZAYED ET LA JEUNESSE     

Si Cheikh Zayed se préoccupait attentivement  de l’ensemble de la population émiratie sans distinction en général, il se penchait tout spécialement sur la jeunesse à laquelle il attachait une attention tout particulière. Car  elle représente la sève et la  matière grise de la société et le creuset dont sortiront les cadres de demain.  Dans cette optique, il n’a jamais lésiné sur les moyens pour instruire et former les jeunes afin de mieux les préparer à jouer un rôle déterminant  dans le  développement du pays.
   
  Pour ce faire, Il appelait en permanence les jeunes à s’armer par le savoir et la science pour bâtir l’avenir tout en s’enracinant avec la même force dans le passé de leurs ancêtres qui ont durement souffert pour leur léguer le présent florissant dont ils récoltent les fruits.

Pour mieux sensibilisait les jeunes et leur faire prendre conscience de la valeur de leur héritage, il répétait souvent que le peuple qui ne comprend pas son passé et qui n’en tire pas les leçons qui s’imposent ne sera jamais apte à faire face aux défis futurs ni à assumer ses responsabilités dans l’avenir.

Aussi seront-ils plus conscients du sacrifice de leurs parents et de la valeur de leur propre situation prospère actuelle. Ils seront de la sorte plus motivés à s’accrocher à leurs acquis et à les développer dans l’avenir par un travail sérieux et une volonté à toute épreuve.

Comme il tenait à le répéter souvent, le travail, pour Cheikh Zayed, est plus qu’un devoir, c’est un honneur. C’est la qualité du travail qui fait celle de l’homme dont la valeur est tributaire de son rôle dans la construction de son pays et partant de l’humanité toute entière. Car l’essor des nations dépend essentiellement des efforts consentis par leurs propres enfants.

Saisissant les occasions nationales importantes pour expliciter le vrai concept de la citoyenneté  et ses implications aux jeunes, il affirmait avec insistance que les acquis nationaux d’aujourd’hui ne peuvent être garantis demain sans plus de persévérance et de constance dans l’abnégation et le dévouement de tous.

Par conséquent, il faut que les jeunes s’investissent pleinement par une participation active dans le développement global de leur pays. C’est la condition sine qua non de toute prospérité durable. Il revient aux jeunes et à eux seuls de dessiner les contours et les grandes lignes de la société prospère de demain.
LE ROLE IMPORTANT ET ACTIF DE LA FEMME 
DANS LA SOCIETE

Cheikh Zayed a donné une priorité absolue à la promotion de la femme émiratie et à son rôle actif dans le développement global de la société, et ce depuis la naissance de l’Etat des Emirats Arabes Unis.
 
Cet intérêt spécifique découle de sa conviction que la femme, outre de sa qualité de mère veillant à la bonne éducation des ses enfants, représente à elle seule la moitié de la société. Sans elle la société serait handicapée et  bancale. Elle ne saurait aller loin sur la voie du progrès.  

Par suite logique, il est impensable pour l’Etat de délaisser la moitié de la société au bord de la route, proie à l’ignorance et à la marginalisation. Cela étant, il devient impératif qu’elle assume entièrement et activement ses responsabilités aux côtés de l’homme dans la mutation économique, sociale et culturelle du pays. Sans elle une mutation globale digne de ce nom est inconcevable. Elle ne peut qu’être partielle.

Sa participation donc doit se faire sur le même pied d’égalité  que l’homme et avec les mêmes devoirs et les mêmes droits que lui dans le cadre des principes de tolérance et de respect islamiques et celui des traditions convenables qui sont  propres à la société émiratie.  

La femme émiratie a répondu positivement et massivement à l’appel du chef de l’Etat en s’impliquant ardemment et avec une volonté rarement égalée dans tous les secteurs d’activités sans tabous et sans exception aucune. Et ce, sans négliger ses responsabilités en tant que mère ayant la charge primordiale de l’éducation de ses propres enfants au sein d’une famille soudée et épanouie.

L’Union générale des femmes, présidée par S.A. Cheikha Fatma, épouse de Cheikh Zayed, surnommée « la mère des Emirats » est pour beaucoup dans la réussite de la femme  émiratie dans sa marche émancipatrice et ses conquêtes réalisées dans tous les domaines et à tous les niveaux tant sur le plan intérieur que sur le plan extérieur.

Aucun emploi et aucun poste de travail n’est resté l’apanage de l’homme y compris dans les instances politiques de l’Etat, puisque plusieurs femmes sont devenues ministres de premier rang.

Cheikh Zayed déclarait : « Je suis partisan de la femme, je le dis et je le répète tout le temps pour affirmer son droit au travail et à la participation pleine et entière dans la construction de sa patrie ».

Son souci constant d’activer  et de dynamiser l’émancipation de la femme ne lui fait pas oublier d’autres catégories sociales fragiles ayant des besoins spécifiques tels que les malvoyants, les malentendants ou les handicapés moteurs ou mentaux.

Ceux-ci  ont toujours  été la mire de son attention et de sa bienfaisance. Il veillait personnellement  pour qu’ils soient encadrés et pris en charge totalement par l’Etat, et insérés convenablement dans la société par le biais de structures appropriés et  financées par les deniers publics.    

 
 
LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Le nom de Cheikh Zayed est étroitement lié à la conscience écologique et à la protection de l’environnement. Il est un des pionniers de l’écologie au monde. On peut dire qu’il est né écologiste avant le mot et bien avant que les mouvements des Verts ont vu le jour dans les quatre coins de la planète.
 
L’écologie est innée chez lui. Il s’agit d’une émanation interne et non  pas une prise de conscience externe. Sa vie intimement liée à la nature lui a fait prendre conscience dès les premières années de son enfance de l’importance de l’interdépendance et de l’interaction entre l’homme et son environnement.
 
D’où  son souci permanent  non seulement de sauvegarder la faune et la flore mais aussi de les développer activement par tous les moyens possibles et imaginales. Car il est convaincu que l’avenir de l’homme  et sa survie en dépendent et que tout déséquilibre dans les rapports de l’homme avec son milieu naturel lui sera fatal.

A ce sujet, il disait: « l’environnement n’est pas notre propriété, mais celle des générations futures qui ont le droit inaliénable qu’on leur lègue un environnement sain, propre et sûr. A l’instar de nos aïeux  qui nous ont laissé une terre propre, nous avons le devoir de faire de même vis-à-vis de nos enfants pour qu’ils continuent à vivre en harmonie avec la  nature ».     

Partant de là  l’Etat des Emirats Arabes sous son égide a mis en œuvre toute une série de législations, de programmes et d’organismes qui convergent tous vers le même but : la sauvegarde de la faune et de la flore et la réalisation d’un équilibre optimal entre le développement indispensable du pays et ses ressources naturelles et animales. Ses efforts intenses lui ont valu d’être un modèle et un exemple à suivre en la matière à l’échelle mondiale.
   
Dans son allocution  prononcée devant le 2ème congrès des pays asiatiques membres de la convention de l’ONU relative à la lutte contre la désertification (février 2003), il a déclaré : «Pendant des années, l’Etat des Emirats Arabes Unis a pu cohabiter avec le milieu désertique qui constitue 75 % de son territoire en s’adaptant à ses ressources limitées. Mais grâce aux efforts sincères des citoyens émiratis, nous avons pu surmonter ces conditions difficiles et réaliser ce que tous les experts considéraient comme impensables ».

En effet, en peu de temps  les espaces verts se sont mis à s’élargir irréversiblement devant le désert qui recule inexorablement devant la verdure envahissante sous forme de forêts étendues, de champs arables, de parcs boisés, de palmiers et d’arbres de tout genre  qui poussaient partout dans le cadre d’un vaste plan de boisement du pays.
Plus de 100 millions d’arbres et pas moins de 47 millions de palmiers ont été plantés  à travers tout le territoire national. La terre aride est devenue des champs fertiles à perte de vue, des parcs et   des forêts vertes et des usines industrielles qui s’insèrent harmonieusement dans le cadre naturel avoisinant.

Grâce à la clairvoyance de Cheikh Zayed, ces efforts louables et cette ténacité incontestable pour réaliser un développement durable et équilibré  en totale harmonie avec l’environnement, ont conféré à l’Etat des Emirats une immense réputation internationale.

En effet, en guise de reconnaissance, de nombreuses organisations régionales et internationales ont décerné leurs prix à l’Etat des E. A.U. pour récompenser et couronner sa  politique écologique et ses efforts notamment dans le domaine des grandes et nombreuses réserves naturelles et animales, par le truchement desquelles, on pu sauvegarder plusieurs espèces rares ou menacées de disparition comme le tigre arabe, les gazelles oryx, la tortue verte  et d’autres. La liste n’étant pas exhaustive.

Parallèlement à un vaste mouvement de sensibilisation nationale auprès de la population émiratie sur l’importance de l’écologie  non seulement comme concept abstrait mais également comme une pratique et une manière d’être quotidienne dans le vécu de tous les jours, le gouvernement fédéral, sous l’impulsion de Cheikh Zayed a mis en place toute une série de programmes scientifiques d’élevage pour multiplier des espèces rares d’oiseaux sauvages   tels que les faucons et les outardes et bien d’autres espèces.

C’est Ainsi que le secrétariat général de la Coordination de la Caisse Internationale pour la sauvegarde de la nature et de l’oryx arabe   a choisi l’E.A.U. pour installer son siège, comme il a été choisi en l’an 2000 pour présider le groupe chargé de la protection des tortues vertes dans la zone ouest du Pacifique, groupe qui relève de l’Union internationale de la protection de la nature.

 Par ailleurs l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (Fao) a décerné au défunt Cheikh Zayed le 2 juin 2001 « la médaille de la journée internationale de l’alimentation » en reconnaissance de son rôle éminent et ses positions honorables au service de l’humanité.

 
 
CHEIKH ZAYED ET LE PATRIMOINE CULTUREL

Ayant une vision globale et universelle de l’homme,  Cheikh Zayed s’est penché tout au long de son règne sur la sauvegarde du patrimoine culturel  dans sa double dimension nationale et mondiale. Car pour lui,  l’humanité est une et indivisible.

D’où la consécration d’un prix portant son nom d’une valeur de 150000 dollars  primant tous les deux ans les efforts des organismes ou des personnes ayant œuvré pour la sauvegarde du patrimoine  matériel et immatériel dans le monde ou ayant créé des œuvres d’art de grande qualité dans ce domaine.

Sa vie bédouine et son contact direct avec l’environnement  et la vie tribale sont pour beaucoup dans son attachement au patrimoine populaire et sa volonté de le faire vivre à travers les générations. Car pour lui c’est là que réside l’âme de tout peuple vivant.
Sa devise se résume ainsi : « Une nation sans patrimoine n’a  ni histoire ni racines ».  Aussi incite-il souvent la jeunesse à découvrir le folklore historique, à s’en inspirer et à le perpétuer à travers sa manière d’être.

On ne peut comprendre l’attachement des Emiratis à l’art hippique, à l’élevage des chevaux arabes et à la fauconnerie  et à bien d’autres traditions nationales sans comprendre ce souci profond de rester soi-même à travers la perpétuation des us et coutumes ancestraux.  

 
 
LA FAUCONNERIE

La fauconnerie est La chasse par le faucon sacre. C’est une passion  proverbiale chez cheikh Zayed.  Depuis sa jeunesse il s’adonnait à la pratique de ce sport par excellence et tenait à le transmettre, comme l’a hérité de ses aïeux, aux générations émergeantes. Les anciens habitants des Emirats étaient bien connus depuis des milliaires par leur amour de la fauconnerie.
 
Ils se distinguaient par la sélection et l’élevage et l’entrainement des faucons avec lesquels ils exerçaient cette chasse, bien ancrée dans les traditions dans le Golfe, à tel point que certains en attribuent la paternité aux Arabes de l’Arabie avant de se répandre ailleurs à travers le monde.

En effet, les faucons symbolisent la force, la dignité et la fidélité. L’exercice de la fauconnerie, qui a ses principes et ses règles propres, procure au chasseur force et patience et un esprit d’équipe qui l’aide efficacement dans sa vie sociale et nationale.
 
Sous la Présidence de S. A. Cheikh Hamdan Ben  Zayed, Vice-premier ministre,  a été  créé au mois de septembre 2001 le « Club des Fauconniers des Emirats » (L'EMIRATES FALCONERS' CLUB). Le club se fixe comme objectif de perdurer la tradition de la fauconnerie dans la région du Golfe, à l’encourager et à le faire connaître à travers le monde.
 
Cet art sublime, qui est pratiqué aujourd’hui  dans une quarantaine de pays, est inscrit désormais au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

 
 
LA SOLIDARITE ARABO-MUSULMANE

La solidarité dans la bouche de cheikh Zayed n’est pas un vain mot mais une pratique de tout instant. On comprend dès lors pourquoi il a passé des décennies de sa vie à prôner l’entente et la concorde au sein du monde arabo-musulman et tâcher de le sortir de l’état de désunion dans lequel il se trouvait.

Il avait la conviction que cette nation qui a donné la plus belle civilisation à l’humanité pendant des siècles  et qui a des potentialités humaines et matérielles énormes a tout son rôle et toute sa place dans le cortège des nations modernes.

Pour se faire, elle a besoin d’être unie et solidaire. D’où l’action permanente de cheikh Zayed et ses  appels incessants à l’union et à la raison pour surmonter les différends et les conflits locaux pacifiquement et défendre les causes communes. L’exemple concret  et vivant de la fédération de l’Etat des Emirats Arabes Unis est là pour servir de modèle  réussi d’union pour cette nation.
 
Parallèlement  à cette politique constructive de modération au niveau  panarabe et panislamique, Cheikh Zayed a mené une politique d’ouverture sans failles qui clame la paix et la coopération avec toutes les nations à l’échelle internationale.

Cette politique de sagesse au sein du monde arabe et de la communauté internationale toute entière a valu un grand respect et une immense  estime à cette grande personnalité qui  a mérité partout dans le monde le titre :« Le Sage des Arabes ».

Le Sage des Arabes  qui compte  parmi les plus grandes personnalités ayant servi l’humanité et la modernité nous a quitté au mois de nombre 2004. Son Fils aîné lui a succédé pour continuer sa marche et porter haut le flambeau de « Zayed le Bien ».