Le Vice-Président
Le 4 Janvier 2006, S. A. Cheikh Mohammed ben Rashid Al Maktoum est devenu le souverain de Dubaï après le décès de  son frère Cheikh Maktoum ben Rashid Al Maktoum. Le 5 Janvier, les membres du Conseil suprême l’ont  élu Vice-président des Emirats arabes unis.

Le 5 janvier 2006,  le Président des EAU  S. A. Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan a nommé Cheikh Mohammed ben Rashid Al Maktoum  Premier ministre des Emirats arabes unis, nomination approuvée et confirmée par le Conseil  suprême. Le 11 février 2006, le nouveau Premier ministre  prête avec les membres de son gouvernement  serment sur la constitution  devant  le chef de l’Etat au palais  Al Bateen à Abu Dhabi.   

Cheikh Mohammed  incarne un leadership énergique. C’est une personnalité politique d’une grande envergure qui se distingue par son  dynamisme et son efficacité laborieuse. C’est un homme de terrain et des projets les plus audacieux. Il  aime se lancer des défis et les surmonter et sait faire des promesses et les tenir. Bref c’est un grand homme  de qualités exceptionnelles.

Depuis qu'il est devenu Vice-président et Premier ministre des Emirats arabes unis et souverain de Dubaï, beaucoup d’initiatives novatrices ont été lancées à un rythme étonnant, voire surhumain.

Le 17 avril 2007, Cheikh Mohammed a dévoilé le plan stratégique du gouvernement des EAU. Son  but est de parvenir à un développement durable dans tout le pays, impliquant tous les organismes fédéraux  et  investissant toutes les ressources fédérales de manière plus efficace dans un esprit de diligence, de responsabilité et de transparence.
 
Au niveau régional, sa réalisation la plus remarquable a été le lancement le 19 mai 2007 de la Fondation Mohammed Ben Rashid Al Maktoum avec une dotation de 10 milliards de dollars.
 
L'ambitieuse finalité  de la fondation est de promouvoir un développement humain durable par le biais de l'éducation et le développement des connaissances dans le pays et dans la région pour atteindre plusieurs objectifs à la fois : former les futurs leaders dans les deux secteurs privé et public, promouvoir la recherche scientifique, encourager la diffusion des connaissances, faire émerger à l’échelle nationale  un  leadership d'affaires, donner une autonomie et un esprit de responsabilité aux  jeunes, renouveler le concept de la culture,  préserver le patrimoine et élaborer des plates-formes de compréhension  et d’échange entre les différentes cultures dans un mondialisme sans frontières.
 
Vice-président des EAU, Premier ministre et gouverneur de Dubaï  S. A. Cheikh Mohammed ben Rashid Al Maktoum est né en 1949. Il est le troisième des quatre fils de  Cheikh Rashid ben Saeed Al Maktoum. Ses frères sont : Cheikh Maktoum, Cheikh Hamdan et Cheikh Ahmed.
 
Cheikh Mohammed a connu une enfance heureuse et insouciante  au sein de la famille régnante de Dubaï. Dès son enfance, il a  fait preuve  d’une sportivité et  d’une  énergie débordante, en  participant avec enthousiasme à tous les jeux d'enfants traditionnels. Même tout-petit, il n'aimait rien mieux que de taper dans un ballon. Sa passion pour le sport va l’accompagner tout au long de sa vie pour devenir  une des caractéristiques dominantes de sa personnalité.
Un Ami de la famille Hamad ben Sukat qui a connu Cheikh Mohammed comme un jeune enfant très actif  s’en souvient  et raconte : «Il était toujours en mouvement, il jouait à des jeux de découverte. Il était curieux et voulait savoir tout ce qui se passait autour de lui."
 
Dès son jeune âge il participait au conseil (Majlis) que son grand-père  Cheikh Saeed tenait quotidiennement sur des bancs en bois près de l'entrée de leur domicile  à Shindagha.  Certes, cette participation insouciante  à ces conseils quotidiens d’adultes était informelle, mais ces conseils constituaient un bon environnement d'apprentissage  pour le Cheikh Mohammed qui était très proche de son grand-père et de son père Cheikh Saeed.
 
Toujours dans le cadre des activités sportives, il s’est très top épris par l’amour de la chasse et particulièrement par le noble sport arabe de la fauconnerie qui lui a permis de s’enraciner dans son arabité profonde et se projeter plus tard dans la mondialité  et l’universalité. C’est une combinaison  attrayante entre l’authenticité ancestrale et la modernité contemporaine.
 
En plus de la chasse, les frères Maktoum ont appris  très jeunes par leur propre père les rudiments de l'équitation. Cheikh Mohammed  qui aimait les chevaux de pure race  arabe a tout de suite appris la maitrise de l’art hippique qu’il pratiquait presque quotidiennement.
 
A l’école, son éveil et sa capacité d’assimilation et de compréhension étaient exemplaires en tout point de vue.  En 1955 il a entamé sa scolarité à  l'école Al Ahmadiya, une petite école primaire à Deira. Il y a appris les rudiments de la grammaire arabe, de l’anglais, des mathématiques, de  la géographie et de l'histoire avant d’aller à  l'école secondaire à Dubaï après un court passage  de deux ans à l’école Al Shaab.
 
Le 9 Septembre, 1958,  son grand-père, Sheikh Saeed, est décédé et son père est devenu souverain. Dès son accession au poste de Souverain de Dubaï en octobre 1958, Cheikh Rashid  s’est mis à préparer sérieusement l'avenir de son fils au sein du futur gouvernement de Dubaï.
 
Durant les années 1950, Cheikh Rashid a attiré  une élite talentueuse dans son entourage immédiat. Il y avait,  parmi cette élite, des intellectuels, des banquiers,  des constructeurs,  des marchands etc. Cheikh Mohammed a grandi en tant qu’élément  actif dans le cadre de ce groupe distingué en y participant précieusement malgré sa relative jeunesse.
 
Grâce à une mémoire quasi photographique et une capacité de travail surnaturelle, Cheikh Mohammed a progressé rapidement à l'école secondaire de Dubaï. À la fin de l'année  scolaire 1964/1965 il a acquis facilement et avec distinction son diplôme d’Etudes secondaires.
 
 Cette distinction remarquable  dans ses études ont convaincu encore davantage Cheikh Rashid  que sont fils cheikh Mohammed  était l’homme qu’il fallait pour assumer la  responsabilité de la direction de la Sécurité dans le jeune émirat de Dubaï. Dans cet esprit, Cheikh Rashid a commencé à examiner les possibilités d’une  formation militaire pour son troisième fils.
 
Mais  pour ce faire, le jeune prince avait  besoin tout d’abord d'une  solide maitrise  de la  langue anglaise. C’est ainsi qu’en août 1966, Cheikh Mohammed s'est envolé pour Londres. Il était accompagné par son cousin, cheikh Mohammed  ben Khalifa Al Maktoum. Ils sont inscrits à l'École des langues Bell, à Cambridge, une des écoles linguistiques les mieux considérées en Europe.
 
En raison de sa réputation internationale, l'École des langues Bell a attiré un large éventail de nationalités. Dans la même  classe de  Cheikh Mohammed, il y avait de nombreux étudiants des quatre coins du monde : chinois, japonais, espagnols, américains du Nord,  américains  du Sud, australiens, africains etc.  En un mot,  l’école était un véritable creuset fascinant de nationalités et de cultures. Cheikh Mohammed  en a bien  saisi l'occasion pour apprendre beaucoup de ses camarades de classe et de leur pays.
 
C’est dans ce cosmopolitisme  multinational et multiculturel qui n’est pas étranger à sa vision hautement humaniste des choses qu’il a puisé de solides connaissances académiques dans presque toutes les disciplines scientifiques et littéraires. A Cambridge, outre la poésie, la pratique des sports et particulièrement l'aviron  comptaient énormément dans la vie de Cheikh Mohammed. C’est là qu’il a assisté avec son frère Cheikh Hamdan  à la première course de chevaux, celle de 2000 Guineas  où  le cheval Palais Royal monté par  Gary Moore  a remporté la victoire le samedi 5 mai 1967.
 
Déjà à la vingtaine, le Cheikh Mohammed avait acquis une bonne compréhension de tous les secteurs qui seront déterminants  dans sa vie d'adulte et de dirigeant: la littérature, le sport, l'armée, et la politique.
 
En matière de littérature, il s’est avéré un grand poète avec de nombreux recueils de poésie classique et moderne. Sa réputation en tant que champion de course d’endurance est telle qu’il est inutile de la souligner.  En matière stratégique et politico-économique, il s’est révélé un auteur de talent avec son livre « MA VISION. LES DEFIS  DANS LA COURSE DE L’EXCELLENCE » qui a eu un grand écho tant sur le plan régional que sur le plan arabe et international.
 
Le Cheikh Mohammed  y  présente une vision futuriste, globale et cohérente de l’Etat des Emirats Arabes Unis  et de Dubaï en tant que plaque tournante  de l’économie régionale et mondiale et notamment dans des secteurs pilotes tels que les services, le tourisme, l’informatique etc.
 
 
 
Fonctions précédentes
 
1-    Chef de la police et de la sécurité publique,  novembre 1968.
2-    Ministre de la Défense, décembre 1971.
3-    Prince héritier de l’émirat de Dubaï, 4 juin 1995.
4-    Gouverneur de Dubaï, 4 janvier 2006.